Les dirigeants de PME-ETI face à l'urgence climatique

Ce qu'il faut retenir

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Les dirigeants de PME-ETI affichent une conscience citoyenne forte

...mais on constate que cet engagement est plus limité dans leur entreprise. En effet, 80% des dirigeants interrogés dans le cadre de cette étude considèrent que le changement climatique appelle à une réaction d'urgence, et 86% se sentent concernés par les objectifs mondiaux de baisse des émissions carbone. Cependant... cette réaction de citoyen ne se traduit pas jusque dans l'entreprise, où les enjeux climatiques arrivent pourtant en dernier dans les priorités des dirigeants. 

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La motivation détermine le niveau d'ambition

67% des dirigeants adapteraient leur entreprise aux enjeux climatiques et environnementaux par conviction, plutôt que par opportunité ou contrainte. Et ces motivations sont des indicateurs forts pour comprendre le niveau d'ambition des dirigeants. Si tous ont mis en place des mesures assez communes , " les convaincus" sont plus nombreux à sélectionner leurs fournisseurs sur des critères environnementaux ou à éco-concevoir leurs offres. 

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Le niveau d'information influe sur le niveau de conscience et d'action

¨Plus les dirigeants de PME-ETI s'informent de façon active sur le climat et l'environnement, plus ils ont conscience des risques et mènent des actions dans leur entreprise. Justement, 65% d'entre eux déclarent avoir intégré le climat dans leur stratégie, contre les 19% qui ne s'informent pas.

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3 freins principaux à la réduction des émissions carbone

Ces freins expliquent que les dirigeants restent peu ambitieux sur leur réduction d'émissions carbone ; si 73% affirment pouvoir réduire leurs émissions dans les cinq prochaines années... seulement 13% le feraient de manière importante ! Et les freins explicatifs sont notamment le manque de moyens financiers, l'absence de technologie et le manque de reconnaissance client.

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Clients et pouvoirs publics sont attendus pour porter l'effort

Les dirigeants de PME-ETI placent les clients et les consommateurs en 1ère position pour porter l'action et l'effort en matière d'urgence climatique (54%), et les pouvoirs publics en 2nd (51%). Ils attendent beaucoup des clients, et 29% estiment que leurs actions sont limitées par le manque de reconnaissance de ces derniers. Les pouvoirs publics sont attendus en appui au travers de leurs actions législatives et budgétaires. 

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Majoritairement des petits gestes, des investissements et de l'efficience

Pour réduire les impacts de l'activité sur l'environnement, la majorité des dirigeants recyclent, réduisent l'usage de papier ou de plastique, mettent en place des systèmes d'extinction automatiques de la lumière et de la climatisation, et renouvellent leurs équipements pour d'autres plus efficients. Pour ceux qui estiment pouvoir réduire leurs émissions carbone, 71% le feraient en investissant dans de nouvelles technologies, et 62% par de l'efficacité énergétique. 

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La technologie est une solution attendue... mais pas toujours disponible

59% des dirigeants voient la science et la technologie comme "la" solution aux problèmes climatiques et environnementaux. Cela s'illustre par des choix marqués puisque l'investissement dans de nouvelles technologies est largement plébiscité... mais cette approche technophile se heurte aux limites actuelles, et pour les dirigeants, l'absence de solutions technologiques est le 2ème frein pour réduire leur impact.   

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Quels dirigeants perçoivent le mieux les avantages de la transition environnementale ?

Les dirigeants informés et qui réalisent des évaluations des risques et opportunités perçoivent le mieux les avantages de la transition environnementale. 68% de ceux qui s'informent ont déjà mis en place des mesures d'adaptation, contre les 47% qui ne s'informent pas. Les dirigeants ayant réalisé une évaluation des risques et opportunités sont presque deux fois plus nombreux à s'informer de manière active, et à avoir une perception plus aiguë des risques encourus.